Nicolas Joly – La biodynamie

Retrouver un art en agriculture : La biodynamie

On voit partout s’étendre la prise de conscience des effets terriblement néfastes des produits chimiques de synthèse utilisés depuis quelques décennies en agriculture. Comment peut-on sortir définitivement de cette impasse, hélas si habilement construite, avec la complicité (peut-être inconsciente) de trop de chambres d’agriculture ? C’est la question de plus en plus pressante, qui est posée aujourd’hui ; comment faire pour sortir de ce bourbier ?
A cette question, les réponses restent confuses et souvent peu satisfaisantes sur le plan de l’éthique. On tente de trouver des produits moins néfastes, des appareils de traitement plus « écologiques », ou de reproduire des molécules de produits naturels etc, etc. Pourtant les réponses de fond ne sont pas la ; l’accès aux solutions durables, humaines, même si cela choque une partie du corps enseignant ou scientifique, doit se faire en pensant autrement !
vigne-coulee

Qu’est-ce que cela signifie ?
Pour renforcer l’expression du vivant, de la vie, et donc pour limiter, puis supprimer, les maladies il faut appréhender le monde vivant d’une manière très différente de ce qui est fait aujourd’hui. On ne peut pas comprendre pleinement la vie, en disséquant jusqu’à l’infiniment petit, un organisme vivant ; et en l’étudiant, en sus, sur un plan strictement confiné à la matière. La matière, tant adulée par nos scientifiques du fait des formations incomplète qu’ils ont reçu, n’est qu’un résultat, ou l’aboutissement de processus qui ont figé différentes substances dans une forme précise pour aboutir à une espèce végétale ou une autre…
Ce qui nous intéresse pour une compréhension profonde de la plante ce sont les processus qui l’ont créé, pas la plante elle-même.

Si on prend l’exemple d’ un pâtissier qui a fait un gâteau ; ce qui nous intéresse c’est lui, plus que le gâteau lui-même ,même si il est analysé sous toutes ses coutures ! C’est pareil avec la matière Ces forces que l’on appelle « la vie » , et il faut le comprendre absolument pour atteindre de vrais progrès , s’éteignent ,et finalement meurent dans la matière. La mort n’est qu’un triomphe de la matérialité sur le vivant. Pour comprendre la vie plus profondément, il faut quitter la matière, et s’attacher à la compréhension du système qui donne vie à la Terre ! La Terre, notre bonne planète ne possède pas la vie, elle la reçoit par son appartenance à un système solaire et stellaire. En leur absence la Terre meurt En d’autres termes si on retire la Terre du système solaire ou si on l’enveloppe d’un immense plastique opaque (ce que l’on commence a faire du reste , surtout énergétiquement , avec cette saturation de pollutions hertziennes que l’on impose en toute inconscience dans l’atmosphère pour l’utilisation de téléphones portables , de GPS, de satellites etc, etc.) , la vie disparaît presque totalement.
Posons nous maintenant la question suivante : Comment cette vie arrive t’elle sur terre ?
Et aussi plein d’autres questions complémentaires : comment le système solaire reste t’il cohérent ? Pourquoi les planètes on elles des orbites assez stables, chacune avec des années si différentes (84 jours pour Mercure et presque 30 ans pour Saturne) ? Quelles affinités s’expriment dans ces rythmes ? Pourquoi notre système solaire se déplace t’il a 30Km secondes vers Sirius ? Quelles sont les forces actives qui maintiennent ces équilibres et quel est leur sens ? C’est des dizaines, des centaines de questions comme celles-ci qui devraient être posées à nos étudiants en agriculture pour qu’ils deviennent conscients, dans leurs décisions futures, de l’impact de leurs gestes.
En un premier temps il faut seulement comprendre que derrière ces équilibres subtils, magnifiques, il y a d’abord des rapports de forces que l’on peut simplifier par les termes « attraction solaire » et « gravité ». Chacune « tire » de son côté et le tout forme un équilibre céleste, dont indirectement, nous vivons finalement !
Le mot clef est dit, « rapport de « force » !! Que sont-elles ? Comment fonctionnent-elles ? Peut-on s’en servir ? (voir Schauberger et les forces de l’implosion par exemple) ; Là, sont les questions clefs qui peuvent faire évoluer nos actes agricoles ;
La vie descend sur terre par des millions de fréquences, de longueurs d’ondes cosmiques, chacune porteuse d’informations très spécifiques. Chaque plante est finalement un système énergétique d’écoute ou de réception qui prend ce dont il a besoin pour exprimer sa spécificité ; c‘est un peu le même principe – mais pas du tout la même chose bien sur – que ces giga hertz – si néfaste, car proche des fréquences cosmiques – qui en I/4 de secondes portent à votre oreille via votre portable la voie d’un ami situé à 8 000 km de vous. L’onde a porté sa voie presque immédiatement ! Oui la vie sur terre est le résultat d’un formidable système d’information ou chaque planète, chaque constellation s’exprime par des ondes cosmiques chacune porteuse d’informations.
L’immense porte ouverte par Rudolf Steiner en médecine , en agriculture , en éducation etc. a été d’expliquer les arrières plans énergétiques du monde physique ; ou si vous préférez les tenants et les aboutissants de ces matrices de forces qui permettent à la Terre de porter, ce que l’on appelle la vie , dont la nature ,au sens le plus large, est une illustration etc. ; Et aussi d’expliquer comment on peut solliciter, et donc se servir de ce système qui est gratuit ! Car elle est gratuite cette vie, c’est un don fait a la Terre. Si on commence a expliquer à des étudiants de quoi est fait ce système ,comment il fonctionne , comment on peut en mesurer les effets ( cristallisations , morpho-chromatographie etc. ),comment le solliciter aussi , immédiatement leur humanité , je veux dire leur qualité d’être humain ,se réveillent ; chacun se sent parti prenante de quelque chose d’immense ,dont on est issu aussi et qui donne du sens a notre vie et à la société auquel on appartient !Et c’est cela aussi qui pourrait éviter ces déprimes grandissantes –autant de suicidés que de morts sur les routes -si significatives de l’échec d’un système. Finalement avec une démarche macrocosmique, on sert la Terre, et elle nous le rend au centuple !
Vendanges dans le clos du chateau
Dans cette nouvelle approche on n’impose plus rien à la plante d’une manière aveugle du reste, on accroît seulement ses facultés de réception, « son acoustique » si vous voulez a ces forces qui lui donnent vie. On la rapproche de « sa force archétypale » ou de la matrice énergétique qui l’a modelée et incarnée. Le gène à lui seul est un leurre ; ce n’est que le 1er élément visible du plan énergétique qui l’a mis en place. Le monde scientifique le sait puisqu’il dit « ce n’est pas le gène lui-même mais ce qui est autour qui agit ». La génétique ne deviendra un progrès que quand on aura compris le système qui organise ou ordonne les gènes. Si cette étape n’est pas faite la génétique devient un outil terriblement dangereux car porteur de forces intensément désorganisatrices qui dérangent, qui agressent même, le système en charge de créer un ordre de vie sur la Terre. Et cela ne pourra aboutir qu’a plus de problèmes et de nécessité « d’assistanats arbitraires » que la collectivité devra une fois payer.
Le vrai progrès c’est comprendre comment un macrocosme, un monde énergétique, s’emprisonne, se sépare, et s’isole dans la matière .Comment chaque morceau du puzzle peut aider à refaire naître le lien a une image globale, un tout énergétique. C’est cela un macrocosme qui devient un microcosme On l’a déjà dans le mythe d’Isis et d’Osiris ou Isis sur Terre cherche désespérément les morceaux d’Osiris, que Typhon (la gravité) a mis en pièce (incarnation ; séparation). Retrouver le lien au tout par la compréhension des parties est le travail que doivent entreprendre les scientifiques .Et c’est cela que font les préparations en biodynamie à leur manière .Elles agissent finalement un peu comme de minuscules émetteurs/récepteurs liés a des processus très précis et qui peuvent éventuellement aboutir ensuite sur le plan visible a des vies microbiennes etc., particulières, mais qui permettent surtout sur un plan qualitatif une harmonie.
Ceci ne peut se mesurer que qualitativement et non pas quantitativement. Ce que l’on aime dans un vin ou dans une peinture de Van Gogh , c’est un monde qualitatif ,qui n’est pas terrestre mais céleste ou solaire et c’est pour cela qu’il nous réjouit du reste .L’art est une élévation du monde matériel En agriculture c’est pareil .Vouloir étudier la qualité par le plan matériel , par des mesures physiques , revient a sa négation tout simplement !Et c’est dans cette impasse que l’on a enfermé le monde scientifique !Les scientifiques doivent être aux service de la vie, pas au service d’intérêts économiques. Aimez-vous vos enfants de 300 ou de 500 g ? Cette question semble saugrenue mais c’est pourtant ce que tente de faire beaucoup de scientifiques sans en prendre conscience ! La qualité, le monde qualitatif ne s’appréhende pas par ce type de mesure. La plante élève la matière, lui donne forme, l’organise .Ce sont ces forces organisatrices, ou formatrices qu’il faut mesurer pour atteindre le monde qualitatif (test des cristallisations sensibles par exemple).
Les actions de ce monde qualitatif redisons le, ne peuvent, donc se mesurer matériellement mais il faut le lui donner sa place car c’est de cette beauté secrète, de ces équilibres, dont on veut se nourrir et non d’un « tohu-bohu » que l’homme impose a la plante et dont on dissimule les effets néfastes par de la technologie au cellier par exemple ;
On n’est qu’aux premiers pas de ces compréhensions, un peu comme les avions qui il y a un siècle volaient à quelques mètres de haut !
Cela ira beaucoup beaucoup plus loin et dans un sens positif, seulement si ces démarches sont faites avec conscience en comprenant et respectant le vivant dans ce qu’il a de plus noble. Même le penser de l’homme ou des hommes, forme aussi des forces vives, c’est cela aussi la main verte, rien d’autre qu’un échange d’énergies… Ces forces sont partout autour de nous il faut les reconnaître et apprendre à s’en servir .Sans déviation, sans tenter de les copier pour des raisons économiques ou de pouvoir ; juste apprendre a s’y lier. Les proportions, les formes géométriques – architecture sacrée par exemple – donc les nombres, sont aussi porteurs dans leur arrangement de forces spécifiques. Le nombre d’or est un nombre indivisible donc qui porte toujours en lui l’unité, un lien a la globalité. C’est pour cela qu’il est tant utilisé ! Par les proportions qu’il impose il nous « parle », il nous nourrit aussi ; les grands peintres s’en sont souvent servis et aujourd’hui le marketing veut s’en emparer !
D’une certaine manière la biodynamie créé un lien à ces mêmes matrices de forces.
Prenons l’exemple d’une vigne : les minuscules bourgeons qui sont a peine visibles au mois de Mars vont devenir des branches, des feuilles, des fleurs puis du raisin .Plus d’une tonne de matière apparaît ainsi sur chaque hectare en 6 mois. On considère que 94 % de cette matière dont on a retiré l’eau (on dit alors matière sèche) vient de la photosynthèse donc de l’habilité de la vigne a bien saisir ces énergies solaires, planétaires, stellaires et a les incarner. C‘est la qu’il faut agir pour corriger les effets néfastes des pollutions physiques et énergétiques ; avant ou au moment ou l’énergie devient matière ; Après les « jeux sont faits », la matière est là, difficilement corrigeable si elle a un défaut ;défaut qui appellera sans doute maintenant ou plus tard une maladie que l’on ne comprendra pas , bien sûr.
C’est cela la grande spécificité de la biodynamie agir au moment où l’énergie devient matière. Elle agit par le plan énergétique et donc seulement indirectement par le plan physique. C’est là où elle diffère totalement de l’agriculture biologique. Quelques grammes/ hectares de préparations ne peuvent avoir un effet par le plan physique, mais par le plan énergétique, c’est très différent. C’est de la que la biodynamie tire sa puissance surtout à notre époque ou les énergies vitales n’ont jamais été autant affaiblies .C’est de la que vient son habilité à faire des vins «meilleurs». Et c’est l’inverse que l’on fait quand on utilise ces terribles désherbants ou systémiques qui empoisonnent la vie du sol et de la sève ! Finalement c ‘est de la capacité ou de l’habilité de la vigne à bien se lier à ces énergies créatrices, ou à ces informations cosmiques que viendra la possibilité de s’abstenir de presque toute œnologie au cellier Un raisin « bien née » peut être exempt de tout artifice au cellier car il a en lui toutes informations pour se comporter de la meilleure manière, ou pour unifier toutes les caractéristiques de l’année avec l’esthétisme dont il est issu ! Nos gestes agricoles ont affermi en lui, un lien a la globalité, a l’harmonie créatrice, à ce que Kepler appelait la musique des sphères. On a alors un vin qui est un lieu, une originalité, une œuvre, et qui de fait sera aimé.

J’espère que certains d’entre vous , les jeunes surtout comprendront ces forces auxquels on peut lier la vigne par nos décisions, nos gestes , nos compréhensions . C’est essentiel pour que nos sociétés restent qualitatives .On est aux antipodes de ce qui est enseigné , je le sais ; mais tous ceux qui ont fait cette démarche avec sincérité pourront vous confirmer que le cellier doit redevenir, ce qu’il était , une maternité !Le travail du cellier n’ a du devenir intense que pour corriger les graves effets secondaires énergétiques des produits chimiques de synthèse que l’on a conseillé aux agriculteurs , sans les en prévenir ! C’est eux qui « casse » l’unité que doit exprimer une AOC;
Voilà donc comment, on ne doit plus « faire » un vin pour « plaire » a Mr X ou Mr Y, qui par son nom « fait » vendre à des consommateurs trop confiants et peu informés des changements des 25 dernières années ( combien savent que les viticulteurs peuvent avoir légalement recours a 350 levures aromatiques et génétiques et a bien d’autres choses encore !!!).
Tant que l’homme ne pénétrera pas ces sphères génératrices de vie , les solutions ne seront jamais durables . Elles resteront des dettes pour la collectivité et ne permettront pas de manger ou de boire des énergies harmonieuses qui de ce seul fait sont nutritives. Changer la conscience de l’homme passe par cette compréhension ;
Voila comment on peut comprendre que l’agriculture pourra redevenir un art ; l’art de savoir comprendre et utiliser a bon escient les forces qui donnent vie à la Terre. C’est avant tout cela, la porte ouverte par la biodynamie. Et c‘est à cause de cela qu’elle se développe surtout en viticulture, car elle touche une clientèle de passionnés de plus en plus sensible à la vérité d’un gout. Vérité du gout « mot clef » sur lequel la presse viticole est étrangement silencieuse, muette même, pour quelles raisons a votre avis ?

La Biodynamie démystifiée

Préambule
Quand on parle de biodynamie à des gens de formations scientifiques, dans le meilleur des cas, ils sont déroutés. Comment quelques grammes, ou dizaines de grammes par hectare, de substances naturelles, souvent dynamisées, peuvent avoir un effet significatif sur la croissance des plantes ou sur la qualité d’un vin. Ces biodynamistes, pensent ils, ne sont pas crédibles, ce sont des idéalistes, au mieux des poètes, peut être simplement des charlatans !
On touche là du doigt l’étau de pensée dans lequel on a enfermé par un enseignement scientifique trop réducteur une masse de gens de bonne volonté.
Lever de soleil
Prenons un exemple simple pour commencer à entrevoir les lacunes de ce savoir et des limites qu’il s’est imposé. Nous avons tous appris que l’eau c’était H2O ou le gaz carbonique CO2. Très peu d’entre nous contesteront aujourd’hui ce fait pourtant faux, car tristement incomplet. Peut-on limiter un gâteau à ses seuls ingrédients ?
En réduisant l’eau à H2O on occulte totalement le système complexe, magnifique, subtil, qui créé une affinité particulière entre 2 atomes d’hydrogène et un d’oxygène. Pourquoi l’eau n’est pas H4 O6 ou H O4 par exemple ? Quelles sont les forces en jeu derrière ce système de « sympathie/ antipathie » qui règle notre chimie ?
Les lettres qui forment un mot n’ont de sens que quand elles sont mises dans un certain ordre et dans un certain contexte, sans quoi leur lecture n’a plus de sens.
Il en est de même dans la nature ; en occultant ce système ou, ce jeu de forces, toujours actives derrière le règne matériel, on ne permet pas au monde scientifique de trouver de véritables réponses de fond qui pourraient sortir l’agriculture des immenses impasses dans lesquelles on l’a enfermé.
Que fait-on, quand on ignore ce système « formateur », qui génère cette immense diversité de formes végétales, animales, minérales qui nous entourent ? Que fait-on quand on force l’apparition de substances de synthèse qui ne sont plus « encadrées » par cet organisme qui permet l’apparition sur un plan physique de la vie sur Terre ? Ou quand on les liaisons moléculaires d’une plante sont modifiées par force (engeneering) et non plus par affinités ? On casse l’équilibre des énergies qui doivent nous nourrir; les cristallisations sensibles nous le montrent.
Ce sont ces désorganisations qui sont génératrices du processus du cancer qu’elles viennent de la nourriture, de l’environnement ou de l’hérédité.
Tous ces faux progrès qu’ils soient volontaires ou involontaires et qui génèrent un assistanat si lucratif, ont permis d’aller jusqu’aux aberrations qui deviendront si coûteuses de la génétique qui commencent a toucher la viticulture.
On nous explique avec une simplicité affligeante qu’on va remplacer des « mauvais « gènes par des « bons » gènes sans prendre soin d’étudier le système qui les a judicieusement mis en place. Et pourtant c’est bien la que se trouvent les réponses de fond. Alors il ne reste plus qu’a s’étonner de voir des animaux, répondre a la génétique qu’on leur impose, par des leucémies c’est-à-dire pas une désorganisation totale des forces qui leur donnent vie. On pousse même l’incompréhension jusqu’à vouloir trouver un gène qui ne permettra plus la leucémie !!! Comment est on arrivé a de si dramatiques erreurs ?
En posant toutes ces questions on ouvre finalement la porte aux fondements même de la biodynamie, ceux dont on parle trop rarement.
Derrière le monde de la matière bien accessible à nos sens physique il y a un autre monde moins visible, bien réel, que tous les physiciens connaissent. Il s’agit du ou des mondes énergétiques. Max Planck, célèbre physicien Allemand, avait commencé son discours, lors de l’acceptation du prix Nobel qui lui était décerné, en disant que la matière n’existe pas en tant que telle, qu’elle n’est faite que d’une masse d’atomes tenue par une force qui amène les particules a vibrer. Il nous faut clairement comprendre cela pour atteindre de vrais progrès : le monde physique n’est que la polarité d’un monde énergétique sans lequel il n’existerait pas.
Les réponses de fond pour la santé de l’homme, de la Terre, de l’agriculture, ne peuvent venir que de l’étude, de la compréhension – au moins partielle – et de l’utilisation de ce monde toujours latent derrière celui de la matière. Et c’est ce a quoi la biodynamie s’emploie. On ne peut parler de vin en biodynamie sans avoir préalablement cette compréhension.
Comprenons bien tout cela. Tout ce qui donne vie a la Terre n’est fait que d’une immense multitude de fréquences, et de longueurs d’ondes différentes. C’est ce que les asiatiques nommaient autrefois « vibrations » ou monde vibratoire. Il n’y a pas de matière, pas de couleurs, pas de visuels, pas de chaleur, pas de son, pas de pensées, pas de vie etc. , sans fréquences et longueurs d’ondes. On l’a oublié !
Le système solaire reste, entier, cohérent et unis, uniquement par un échange intense de fréquences et longueurs d’ondes de toutes sortes. C’est son langage pourrait t’on dire, sa manière de s’exprimer, ou de communiquer. On ne reçoit les effets du soleil, de la lune, des planètes, des étoiles que par ce biais. Et retiré du système solaire nous devons clairement comprendre que la Terre deviendrait un cadavre.

Notre société passionnée, peut être excessivement du reste, par une informatique très limitée puisque seulement binaire, n’a pas compris que la vie sur Terre n’est possible que par une autre informatique beaucoup plus subtil qui donne vie a notre planète.La vie sur Terre n’est qu’un système énergétique d’information a laquelle la matière et ses atomes obéissent servilement !
Il est intéressant aujourd’hui de remarquer qu’on nous parle sans cesse de la pollution physique liée au CO2, comme un méchant coupable, mais que l’on aborde jamais l’intense pollution d’ondes de toutes sortes dont on sature de plus en plus l’atmosphère par plus de 25OO satellites qui bombardent continuellement chaque cm2 de la Terre, par les GPS, portables, radars etc. etc. Et cette pollution, au sens réel « dénature » ou affaiblit sans cesse davantage, l’indispensable système, générateur de vie sur Terre.
Il faut être conscient que si cela s’accentue il n’y aura sans doute pas d’autres réponses pour la Terre, cet organisme vivant, que de se régénérer par une inversion partielle ou totale de son champ magnétique (pas physique). Le pole Nord deviendra un pole sud. Vous imaginez sans peine les désordres que cela peut générer pour les villes, villages qui n’ont plus aucune autonomie. Cela s’est produit plusieurs fois déjà, des centaines de fois sur des périodes de temps très longues, les scientifiques le savent.
Steiner en a discrètement parlé, disant approximativement, que le cycle est d’environ un million d’années mais qu’il pourrait être très raccourcit par l’homme. Hé oui le futur n’est pas fixe il dépend avant tout de ce que l’homme fait, et de ce qu’il pense aussi – nous sommes plusieurs milliards – car nos pensées, sentiments etc., sont aussi des fréquences et longueurs d’ondes qui interfèrent avec le monde vibratoire qui nous entoure.
C’est un autre sujet, qu’il est important mentionner ici car la biodynamie la ou elle est appliquée avec sérieux, recréé les liens entre la Terre et les systèmes solaire et stellaire qui lui donne vie. Elle agit comme un remède, qui rétablit, bien au delà du lieu ou elle est pratiquée – a la condition qu’aucune molécule de synthèse n’y soit utilisée – une écoute renforcée a ce monde formateur, a cette matrice énergétique que certains tentent a tout prix d’occulter, comme pour mieux la détruire.
Ce préambule est indispensable pour comprendre l’enjeu réel de la biodynamie en viticulture et le système au sein duquel et par lequel, elle s’exprime. La biodynamie au fond c’est simplement une dynamisation du monde vivant qui nous entoure. On l’obtient par des synergies de substances naturelles (préparations biodynamiques) dont il faudrait parler plus dans le détail et qui agissent comme des catalyseurs de forces.
Si la biodynamie se developpe en viticulture dans le monde entier c’est surtout par ce qu’elle a naturellement rendu le vin meilleur; c’est parce qu’elle permet a la vigne de générer des gouts que l’on avait oublié, des gouts vrais qui vous touchent et qui sont dénués de tous ces artifices que la technologie a artificiellement apportés au cellier. Trop souvent le consommateur les prend a tord pour des gouts de terroir.
Il faut savoir que dans les vins d’AOC, il peut y avoir légalement plus de 3OO gouts arbitraires qui vont de la banane, au cassis, en passant par le fruit rouge et la prune ! Ils sont très souvent obtenus par des levures dites « aromatiques » créés par génie génétique, bien que la loi permettent de ne pas le dire.
Toutes ces dérives pourraient facilement être évitées en France par une compréhension plus profonde de l’agriculture. Notre pays par toutes ses diversités climatiques et géologiques a une immense richesse naturelle de terroirs qui sont a l’origine de la création de nos AOC. Au lieu de s’en servir comme d’un formidable atout économique, on les a trop souvent détruits ou abîmés. Comment les retrouver et aider la vigne a bien les saisir ? C’est simple.

D’abord, bien sur, il faut a tout prix, et totalement, éviter toutes ces molécules de synthèse par ce qu’elles sont de véritables poisons énergétiques qui désorganisent considérablement ces forces dont nous avons parlé plus haut.
Aujourd’hui un grand nombre de viticulteurs se disent « à 95% bio ou biodynamie » ce qui n’a pas de sens. Le poids des molécules de synthèse par rapport au poids de la vendange c’est infime. Mais l’effet est catastrophique. Comprenons bien que désaccorder un instrument de musique de 1% ou même de 1‰ c’est le rendre inutilisable pour un musicien avertit !
Ensuite, en un 2eme temps, il faut analyser les forces qui sont en jeux sur son vignoble. En fonction de la latitude ou l’on est, de l’altitude, de l’orientation des pentes, des vents dominant, de la climatologie etc. on va devoir trouver quelles essences de plantes, quels animaux domestiques, quels jeux de préparations en biodynamie doivent être renforcé. Chaque plantes chaque animal reçoit différemment ce que l’on appelait autrefois les 4 états de matière (Chaleur, air/lumière, liquide et minéral).
Dans un lieu un peu froid ou sombre, donc un peu trop terrestre, le fond d’une vallée par exemple ou une pente orientée Nord, ou une AOC un peu nordique, on va renforcer l’utilisation par exemple de fumier de cheval (un des meilleurs fumiers pour le gout du vin). Le cheval par son lien presque excessif à la chaleur – il nous le montre quand on le contrarie – à la capacité de se dresser sur ses pattes arrières en se délivrant un peu des forces terrestres et de sa gravité. Une vache très lié au monde des liquides en serait bien sur incapable. Par contre, elle pourra donner un fumier très appréciable la ou la sécheresse domine. Il renforcera une vie microbienne particulière qui retiendra plus l’humidité (on ne se trompe jamais en mettant un fumier de vache sur une vigne).
Sur des sols, durs, arides, pauvres, – c’est dans ces sols que la vigne s’exprime le mieux – au moment de la plantation le fumier de cochon fera merveille. Cet animal, qui a l’état sauvage se nourrit surtout de racines, nous montre – dans sa physionomie aussi – son lien particulier a la gravité. Son fumier aidera les racines à descendre, à pénétrer les plus petites failles pour s’installer en profondeur. Mais après 2 ou 3 ans d’utilisation, il faudra probablement l’arrêter, car il éloigne indirectement des forces nobles de chaleur génératrice de gouts plus subtils.
Il faut comprendre que chaque animal a une originalité à offrir qui conviendra mieux à un endroit ou a un autre. Chaque plante aussi. Les possibilités sont immenses.
En cas de sécheresse excessive généralement generatrice d’un stress pénalisant qui influe sur le gout du vin, il faut pouvoir trouver la plante a qui on peut avoir recours.
Doit-on choisir, la sauge, grande amie de la vigne qui allie avec douceur la chaleur a l’humidité ?
Ou le fucus vésiculeux cette algue pleine de colloïde qui la protège des agressions brulantes du sel.
Ou l’Aloès Vera – une grande thérapeute des brulures – qui sur la cote Ouest des US a donné face a l’acidité du soleil des résultats qualitatifs spectaculaires.

Nous sommes ici dans le monde qualitatif. Celui auquel les instruments actuels de mesure n’ont pas encore accès ! Comment utiliser ces plantes : en tisane, décoction macération ? Doit on les dynamiser, en faire des dilutions homéopathiques etc. ? Tout ceci n’est au fond qu’une quête de forces spécifiques, de processus de vie particuliers, qu’on retrouve aussi en médecine alternative. On peut par cette même démarche vouloir reconstruire un paysage. Laisser autour des vignes un peu de friches, un bois ou un champ -même si il peut être planté en AOC – avec des animaux judicieusement choisis. Tout ceci agira sur la faune et sur la vie des sols. Le seul risque être d’être traité » par des « économistes » de médiocres gestionnaires !
On peut bien sur faire abstraction de tout cela et s’en tenir juste au passage des préparations en biodynamie une ou 2 fois par an pour bénéficier du « label » biodynamie. Mais quand on comprend que la biodynamie n’est qu’un appel ou un lien accru à des forces spécifiques on ne peut s’empêcher de vouloir d’abord les reconnaître et ensuite éventuellement de les compléter.
Tout cela finalement peut être approché musicalement. Comment améliorer l’acoustique particulier du lieu et aider la vigne a bien s’en saisir. C’est cela un vin en biodynamie.
Boire un vin ce n’est pas juste exprimer son gout et dire que c’est plus ou moins bon. C’est aussi écouter une histoire, un chant secret, parfois rustique, parfois élégant, toujours authentique, celui que l’on a aidé la vigne a bien construire dans son raisin. C’est elle la musicienne, nous viticulteurs on ne peut être que chef d’orchestre ; c’est à dire souligner, ou aider a bien capter les particularités d’un lieu, les tonalités, qui l’entourent. Peut être comprend on mieux maintenant le coté choquant du terme « Wine maker », le viticulteur en biodynamie est plutôt un « nature assistant ».
Redisons le une dernier fois tout n’est que fréquences et longueurs d’ondes, on l’a expliqué ; tout n’est qu’une somme de sons qui ont pris forme dans la matière. C’est ce que Kepler nommait la musique des sphères.
C’est à cela que la biodynamie doit mener pour qu’elle garde sa profondeur.
C’est par cela qu’elle va aider l’agriculture à redevenir un art.
Le risque aujourd’hui est que la biodynamie ne devienne une recette appliquée mécaniquement. Alors que pour être pleinement là, qualitativement, elle a besoin de sentir l’impulsion de l’homme, sa créativité, ses forces de cœur. Seul celui qui habite sur place, celui qui ressent les nuances du lieu, peut progressivement faire des gestes justes, par sa présence et par sa pensée qui est aussi faire de fréquences et longueur d’ondes.
Nicolas JOLY
Coulée de Serrant.

L’enjeu urgent de la Biodynamie

Lorsqu’on parle d’Appellation Contrôlée, il faut comprendre qu’un sol n’est que le dernier maillon, ou le relais, d’un monde plus subtil, moins tangible qui est situé au-dessus du sol ! Quel est ce monde subtil ? Il correspond à tout ce qui est autour de nous, c’est-à-dire d’abord l’atmosphère, faite d’air, de lumière, de chaleur. Car la terre ne s’arrête pas sous nos pieds ! Elle se prolonge à quelques centaines de kilomètre au-dessus de nos têtes jusqu’à une ceinture de chaleur riche en hydrogène que l’on nomme héliosphère. Et ce monde « supérieur » de la terre est lui-même le relais d’une organisation encore plus fine et noble, dont le soleil est l’acteur dominant.

Pendant des millénaires l’agriculteur a vénéré le soleil dont il sentait les forces se prolonger dans le sol. La science, actuellement (travaux de C. Bourguignon), découvre dans le sol une extraordinaire organisation vivante (un milliard d’organismes vivants !) magnifiquement combinée non seulement suivant la nature géologique du sol, mais surtout suivant les caractéristiques du microclimat, au sens large, qui conditionne ce sol.
Bien comprendre cela, c’est redécouvrir le sens profond des appellations contrôlées. En d’autres termes, selon que varieront les vents dominants, les écarts de températures, la longueur des saisons, l’orientation des pentes, la végétation environnante…le nom des micro-organismes sera différent !!! Quand on sait que les racines d’une vigne ne peuvent se lier au sol que par ces micro-organismes, on comprend comment « fonctionnaient » les AOC. !
Notre agriculture dite de « progrès » a anéanti l’organisme sol (désherbants), qui de ce fait ne peut presque plus générer de croissance et est devenu pour cela dépendant des engrais chimiques que la vigne doit absorber lorsqu ‘elle boit. Mais cette source de croissance est totalement étrangère aux AOC., Elle est la même du Chili à l’Europe. Autrefois, on nourrissait le sol, aujourd’hui on nourrit la vigne !
Ceci explique l’immense uniformité, encore grandissante, des vins proposés au public. La vendange plus marquée par le cépage que par le sol et son climat, a infiniment besoin d’être personnalisé en cave ! C’est le reniement partiel des AOC par l’utilisation grandissante de la technologie et des levures aux arômes dominants…C’est aussi le changement du vieillissement du vin, de son potentiel à bien vieillir.
L’originalité de la biodynamie, long sujet difficile à résumer, est non seulement de renforcer la vie du sol dans sa typicité toujours différente, en l’imprégnant de matière animale et végétale (compost), mais aussi par l’utilisation de différents préparats, d’aider le végétal à se nourrir et se sur nourrir de lumière et de chaleur. D’améliorer sa photosynthèse.
Lorsqu’on regarde une fleur, on comprend que sa noblesse (couleur, odeur, arôme, forme) vient du monde solaire. C’est cette même force, qui se manifeste chaque fois différemment, qu’il faut intensifier dans un vin ou dans un aliment. C’est elle qui est la véritable origine de la qualité.
Lorsque la terre est trop livrée à elle-même, lorsqu’elle se coupe un peu de sa source solaire vitale, la sève redescend, les feuilles tombent, la gravité prend le dessus sur la lévité. Cela s’appelle l’hiver !
L’agriculture dite de « progrès »créée un hiver permanent en faussant la relation de la plante et du soleil, et la nouvelle génération de produit de traitement qui vont dans la sève, d’où leur nom de « systémique » et dans le fruit, accentue ce déséquilibre. Il faut aller dans l’autre sens. Arrêtons d’isoler la vigne en détruisant les sols qui ne sont alors plus des matrices qui accueillent le monde solaire (La Terre Mère disaient les anciens). Arrêtons aussi d’isoler la vigne par le clonage ou la génétique, en cassant sa capacité à se lier à un monde invisible, subtil, qu’elle doit densifier toujours différemment en arôme dans son fruit.
Prenons conscience des innombrables pollutions hertziennes, immenses agitations invisibles dans l’atmosphère qui forment une barrière entre le monde solaire et la terre, entre la lumière et la vigne. Dans la vie chaque organe vivant a une « fréquence » ; les Asiatiques disaient « vibration ». Toute vie est animée d’un ou de multiples rythmes. Les nouvelles longueurs d’onde que l’on a installé dans notre vie sont loin d’être neutres. Téléphone portable : 900 millions de vibrations/seconde, électricité 50/60 vibrations/seconde, micro-ondes etc. Elles gênent ou faussent les fréquences qui génèrent la vie. Comme pour les désherbants, produits miracles d’il y a 20 ans, il faudra plusieurs décennies pour le faire admettre.

Dans ce monde désordonné, il faut aider la vigne à se lier à son entourage terrestre (vivifier les sols), et solaire (aider la photosynthèse). La biodynamie sait le faire ! Par exemple, des traitements à base de poudre de quartz pourront renforcer une lumière déficiente ou dénaturée. Un traitement de valériane (haute concentration en phosphore), pourrait intensifier une chaleur peut-être absente. Une tisane d’ortie pourrait ramener une circulation arrêtée par la sécheresse. D’une manière générale, tous ces préparats compliqués que l’on peut résumé en quelques lignes, sont mélangé au compost. Suivant la situation géographique d’un vignoble, suivant les caractéristiques de l’année, chacun pourra agir différemment en intensifiant les forces d’en bas (vie du sol), ou les forces d’en haut (lumière, chaleur). Le viticulteur de la Champagne n’est pas celui du midi. C’est dans cette polarité que l’agriculteur reprendra le rôle qu’il aurait dû toujours jouer.
C’est dans ce même contexte que l’on retrouvera par exemple le rôle d’un paysage, (travail de l’INRA Vigne et terroir), antidote à cette dévastatrice monoculture. Suivant la nature des arbres environnants, de leurs différentes affinités (l’érable et la lumière, le cyprès et la chaleur, le saule et l’eau etc.), On va influer sur l’ambiance, sur l’aura d’un vignoble. La vigne s’en nourrira par ses racines un peu, (micro-organisme différents) et par ses feuilles surtout. Le vin se personnalisera encore plus. Il faut comprendre cette habileté de chaque végétal, de chaque fleur aussi, à se lier, à densifier au printemps des substances si diluées dans l’atmosphère ; des substances qui deviendront d’innombrables parfums, toujours si différents. Peut-on être dégustateur sans être sensible à ces mystérieuses facultés ?
Pourquoi ne pas essayer de les comprendre, d’aller dans leur sens au lieu de tout détruire ? Pourquoi ne pas se servir de la nature pour aider la nature. Cela devient urgent.
Claude Bernard disait « le virus n’est rien, le terrain est tout ». Cette phrase « clef » doit nous aider à comprendre les nouvelles maladies que l’on a générées sans le savoir et qui deviennent si virulentes et pour lesquelles aucune solution n’a été trouvée depuis plusieurs années. Il faut comprendre ces nouvelles maladies contre lesquelles on s’acharne si mal, si dangereusement, les agents destructeurs que sont certain virus n’ont de pouvoir que si les forces de santé sont déficientes. Faire une planète stérile n’a pas de sens.
Il faut vivifier les sols, recréer des ceps (des portes greffes), exempts de manipulations génétiques ou clonales, pleins de forces nouvelles. Il faut nourrir les lieux de vie de paysage, de diversité, de l’extraordinaire puissance de la biodynamie aussi. Seul cela peut permettre d’arrêter cette terrible fuite en avant si destructrice qui, à coups d’arrêtés ministériels (avril 94), impose de force des traitements insecticides (pervers pour l’homme aussi) par hélicoptère : 500 hectares en 94 ; 6500 en 95 !!!
On anéantit ainsi systématiquement l’alternative vivante agrobiologique trop embarrassante et on asservit encore plus le viticulteur, l’agriculteur à sa perte et à un monde si lucratif pour l’industrie phytosanitaire ! Jamais on a été aussi prêts de maladies aussi graves que le phylloxera. Jamais les germes de ces nouvelles maladies qui existent depuis des millénaires n’ont été aussi actifs devant une vigne moribonde, privée de ses forces solaires de défense.
Loin de soigner, loin de guérir, on achèvera de détruire la vie déjà si faible par les insecticides pour faire de la génétique (ils sont presque prêt !) et qui ne pourront plus « développer » de maladies, car même cette faculté indicatrice de l’erreur sera enlevée ! Et ceci sera présenté comme un progrès ! Le monde solaire leur sera inaccessible. La technologie et les artifices feront entièrement leur goût. L’usine aura remplacé la vie ! Le nouveau marché sera énorme.
N’est il pas temps de réagir, de s’unir, viticulteurs, agriculteurs, restaurateurs, sommeliers, consommateurs, pour que l’on arrête de bafouer chaque jour un peu plus les lois de la vie au nom des seuls intérêts économiques ?

La biodynamie décrite par R.STEINER en 1924 est reconnue officiellement depuis 1987 par le gouvernement. Sa marque « DEMETER », est protégée mondialement. Cette marque n’est donnée qu’après trois ans plein de biodynamie, sur l’intégralité du vignoble. Il faut souvent sept ans pour un plein effet de la biodynamie. Mille cinq cents hectares sont en biodynamie ou en reconversion. 18 viticulteurs ont le label DEMETER.

La renaissance des vins d’appellation
Dans les années 30, on a crée d’une manière géniale et inimitée le concept des appellations : dans un lieu précis, un cépage précis donnait un goût si particulier à son raisin que l’on allait en garantir légalement l’originalité pour les consommateurs.
70 ans après que reste t’il sur le fond de cette protection ? Hélas souvent peu de chose. Pourtant une prise de conscience chaque jour plus rapide semble être en voie de restaurer aux AOC leurs sens profond.
Comprenons d’abord ce qui s’est passé.
Comment ces AOC ont-elles pu perdre, au moins en partie, leur lustre ?
Dans les années 60/70 les conseillers agricoles commencent à sillonner les vignobles avec frénésie pour recommander l‘usage des désherbants. C’est un gain de temps énorme pour le viticulteur de ne plus devoir travailler les sols. On prend bien soin de ne pas lui dire qu’en même temps il détruit la vie microbienne et bactérienne de sa terre. Donc il détruit la possibilité pour ses vignes de s’alimenter puisque aucune racine ne peut par elle-même s’alimenter d’aucun terroir si elle n’est pas pour cela assistée de micro-organismes (mycorhize).
Le piège est bien tendu et effectivement 5 à 10 ans après chacun constate que la croissance est moindre. Les engrais chimiques viennent alors massivement se substituer à la croissance naturelle déficiente. Que sont ces engrais chimiques ? Des sels qui forcent la vigne à boire plus d’eau pour compenser la salinité qu’on lui impose. Chaque ménagère a vu fondre dans ses casseroles les gros légumes qui restituent l’excès d’eau qu’ils ont pu absorber etc.… C’est le même régime de croissance que l’on conseille pour la vigne !
Il en résulte peu après, d’une part une tendance accrue aux maladies cryptogamiques et d’autre part une atypicité parfois choquante du goût de la vendange. Pour mieux répondre à la pression accentuée des maladies que l’on ne veut délibérément pas comprendre on invente les « systémiques » une technique qui fait passer le produit de traitement dans la sève alors qu’auparavant il restait à la surface de la feuille sans interférer avec l’organisme interne de la plante. Cette réponse très efficace va secrètement générer de nouvelles maladies (puisque le déséquilibre qui génère la maladie subsiste). En en sus elle accroît le nombre de résidus de chimie de synthèse dans le vin. Enfin le lien de la vigne aux forces solaires, sources de goûts, d’odeurs, et de longévité, est modifié.
Pour ce qui est de l’atypicité du goût on invente progressivement une incroyable technologie qui transforme parfois les celliers en usine. Plus de 300 levures aromatiques sont mise au service des viticulteurs offrant ainsi aux vins une gamme immense de goûts arbitraires s’étendant de la framboise à la banane en passant par le cassis. Ces goûts bien que légaux sont bien sûr souvent totalement mensongers par rapport au profil de goût que le lieu savait développer. On crée aussi des enzymes qui arrachent les couleurs que les pulpes donnaient avant avec harmonie, des gras qui font croire à un soleil abondant, une osmose inverse qui concentre le vin en inversant ses polarités.
Certains conseillers qui vivent de cet assistanat, secrètement généré au dépend de la vérité des AOC, ne jurent alors que par les progrès de l’œnologie. Apporter un autre discours agricole dans ce contexte en soulignant que l’on va à l’encontre sont les lois de la vie sur terre, est un acte risqué ; les téméraires qui s’y sont essayés peuvent en témoigner.

Mais la nature sait reprendre ses droits quand on s’entête à ne pas l’écouter. Récemment un des grands journalistes du vin en France écrit : « quels regards porteront les crédules étrangers sur ces vins achetés à prix parfois très élevés, croyant faire un placement ou s’offrir un vin de garde quand ils vont d’apercevoir qu’ils se sont fait gruger… la gonflette artificielle, l’extraction lourde ne pèsent pas grand-chose à l’épreuve du temps ». En d’autres termes le cosmétique ne vieillit pas bien dans un vin et le temps est en train de différencier le vrai du faux. On est en train d’apprendre que le goût du vin, son harmonie, sa beauté, son élégance appartient à un monde qualitatif d’origine intangible qui ne peut se rajouter comme on remet un couche de peinture. La qualité naît d’un tout organisé et intangible qui se prolonge dans les raisins que par le respect d’un certain nombre de lois qui génèrent la vie sur terre. Et ces lois macrocosmiques, l’homme d’aujourd’hui est bien incapable de les appréhender puisqu’il ne s’intéresse qu’à ce qu’il a au bout de son microscope ou de son ordinateur.
La vigne finalement comme toute plante ne fait que transformer de la non matière en matière. C’est cela la photosynthèse, convertir de l’air, de la chaleur, de la lumière en bois en feuille en fruit et aussi en goût, en couleur en odeur. C’est de l’énergie qui devient matière et tout ce qui est vivant est fait de fréquences qui s’harmonisent entre elles, c’est comme des notes de musique -que l’on ne peut appréhender par leur poids !-et qui s’intègrent avec beauté dans une partition. Chaque fruit est un réceptacle à un monde harmonieux d’où vient la vie.
Et cette vie est générée par un vaste système solaire, par une organisation macrocosmique dont l’homme s’écarte chaque jour un peu plus pour des raisons souvent seulement économiques.
Le vrai viticulteur, celui qui s’attache à cette compréhension de la vie, veille à ce que chacun de ses gestes agricoles n’affectent pas ce vaste système créateur. C’est cela l’agriculture biologique, laissé la nature «œuvrer ». La biodynamie, elle, va plus loin. Elle profite d’une connaissance de ce système vivant, énergétique pour aider la plante, la vigne, à mieux s’en nourrir. Elle catalyse des processus en agissant sur la photosynthèse ou sur la vie des sols et donc sur les racines aussi .On active donc un processus silice, calcium, potasse, phosphore, fer , etc. Et comme l’énergie ne se mesure pas en gramme – qui se soucie du poids d’ondes quand on utilise un portable ! – ce résultat peut s’obtenir avec des quantités infinitésimales de préparats à l’hectare, quelques grammes ou quelques centaines de grammes. C’est ce qui choque tant nos conseillers matérialistes qui n’ont toujours pas compris que la vie en tant que fréquence ne se mesure pas quantitativement. Et il y a aussi le fait que la biodynamie vient faire fondre le marché si lucratif de l’assistanat pour redonner à l’homme de la terre un savoir qu’il n’aurait jamais du perdre.
Ce revirement vers la biodynamie fait par plus en plus de grands viticulteurs dans le monde entier vient surtout des résultats gustatifs obtenus ; et aussi du fait que le consommateur est en train de réaliser que les goûts technologiques sont reproductibles partout sur la planète. En d’autres termes qu’on peut trouver le même goût que certains vins européens à 3 voir 5 fois moins cher. Cette fois les lois de l’économie vont dans le sens de la vérité.

La France est un des pays au monde avec le plus de microclimats et de vrais terroirs à vigne. Il suffit de redonner le savoir, le vrai savoir pour bien les faire revivre.
Prenons plaisir à retrouver dans un vin, un lieu plus ou moins grand et des gestes plus ou moins justes mais qui manifesteront toujours un désir de vérité et une passion de la Terre. Garantissons cette démarche aux consommateurs, par une charte de qualité véritable. Pour aider le passionné de vins authentiques à trouver son chemin nous avons constitué un groupe de 153 viticulteurs originaires de 12 pays qui respectent ces critères, non par des mots ou de vagues promesses mais par un engagement légal.
Visitez le site de l’association Renaissance des Appellations :

La viticulture en biodynamie, mythe ou réalité ?

Nul doute que de plus en plus de passionnés, particuliers ou professionnels, découvrent dans un nombre grandissant de vins en biodynamie, une source de complexité, un élan, une pureté supplémentaire. Nul doute aussi que cette agriculture, qui se différencie de l’agriculture en biologie par l’adjonction de quantités très faibles de préparas (1 à 100 gr par hectare), dynamisée dans de l’eau le plus souvent, déconcertent ceux qui tentent de la comprendre. Comment de si petites quantités peuvent avoir un effet réel sur la qualité d’un vin ? Celle ci n’aurait elle pas été la même avec une simple agriculture en biologie ? Etc.
Devant ces questions les camps des partisans et des opposants enflent avec régularité et l’on sent déjà poindre de part et d’autre le désir d’en « découdre » !
Pour passer de la conviction profonde qui génère les « croyances », au savoir et donc à une démonstration plus rigoureuse, il n’y a finalement ici qu’un pas à franchir. Et c’est de cette démarche que dépend en partie l’authenticité de la qualité des vins de demain.
Commençons par observer le cadavre d’un animal qui vient de mourir, en quelques semaines il va se retrouver dans la terre sous forme d’éléments très simples. La question à poser est alors : où sont les forces qui avaient construit de façon si sophistiquée cet organisme ? Celle qui avait pris du calcium sculpté tous ces os, celles qui avaient pris de la silice pour former ces poils etc. Ces forces n’existent-elles pas en dehors de la formation d’un embryon ?
Une graine, un œuf, ne sont il pas seulement un réceptacle à un monde énergétique parfaitement organisé, qui dispense sur Terre des forces de vie et qui existe indépendamment de leur lien à la matière, par lequel elles deviennent visibles ?
En posant ces questions on entre comme le font chaque jour un peu plus les physiciens, grâce par exemple à la résonance magnétique, dans la découverte de lois bien réelles et concrètes qui ne sont plus à proprement parlé des lois terrestres, en ce sens qu’elles ne sont pas soumises aux forces de la gravité, à ce monde de poids et de volume découvertes par Newton ; il s’agit donc de lois qui ne se mesurent pas de la même manière.
Dans la 4ème édition de mon livre « Le vin du Ciel à la terre », disponible maintenant en 8 langues, je consacre un chapitre entier à la présentation de tests, bien connus dans certains milieux, qui donnent des images de ce monde énergétique dans le vin ou dans les aliments et de la manière dont différentes agricultures peuvent les modifier. Le microscope n’a pas accès à ces réalités.
Ce qu’il faut comprendre ici c’est que le vivant n’est qu’une somme de fréquences ou de rythmes, c’est un monde vibratoire. Il n’y a pas de vie sans fréquences ou mini fréquences !!!
Notre société et chacun de nous utilisent quotidiennement ce monde vibratoire par les satellites, les portables, les émetteurs, les micro-ondes, les GPS etc. au point du reste que cela devient inquiétant car cette abondance de fréquences « nouvelles » perturbent celles qui nous influent la vie ! Personne n’est surpris d’entendre son correspondant, situé à plusieurs milliers de kilomètres, à l’aide d’un portable bien que pour cela il n’ait même pas utilisé un milligramme d’ondes ! Car une onde ne se mesure pas en poids mais quand on parle de l’effet en agriculture biodynamique de quelques grammes de préparats qui agissent comme des relais ou des catalyseurs de processus précis indispensables à la vie d’une plante-vie, dont on a vu qu’elle n’est pas tangible-, ceux qui n’ont pas pris conscience du monde énergétique qu’ils utilisent quotidiennement s’offusquent. Soyons sérieux combien de grammes de quartz font marcher votre montre pendant plus d’un an ? Alors pourquoi le préparat à base de quartz en biodynamie n’accélérerait il pas la photosynthèse, celle qui génère les sucres, les couleurs, les arômes ? Pourquoi les préparats destinés au sol n’accélèreraient ils pas la mycorhize c’est-à-dire le lien des racines au sol, ce qui du reste a été mis en évidence par un organisme gouvernementale Suisse qui a comparé pendant 18 ans, les 3 agricultures, conventionnelle, biologique et biodynamique ! Et à l’inverse, on peut comprendre qu’en multipliant l’utilisation de toutes ces molécules si toxiques, pour vous en persuader lisez les notices d’utilisations !

Dynamisation
Il en résulte, chers passionnés du vin, 3 commentaires bien importants pour la qualité des vins que vous achetez pour votre cave :
L’utilisation des traitements chimiques qui, on vient de le voir, réduit la capacité des vignes à bien recevoir l’énergie solaire par leurs feuilles et la vie du sol par leurs racines va devoir inéluctablement s’accroître. Chaque traitement supplémentaire nécessaire à la domination des maladies, qui ne sont pas encore reconnues comme des indicateurs de déficience de force de santé, amènera de plus grands affaiblissement qui eux-mêmes génèreront plus de traitements. On comprend que pour les viticulteurs pris dans cette impasse la technologie sera le seul moyen d’avoir une apparence de qualité dans leurs vins et que ces dernières seront donc toujours imitables par les pays à main d’œuvre bon marché. En sus que leur capacité de vieillissement sera de plus en plus réduite.
L’agriculture raisonnée qui se contente de réduire l’utilisation de ces produits très toxiques de 20% environ ne peut constituer un progrès réel sur le plan des forces de vie dont la vigne a besoin pour rester en bonne santé et pour manifester l’originalité de son appellation. Ceci explique pourquoi de plus en plus de viticulteurs choisissent la biologie qui demeure le seul moyen de bien « lier » la vigne à son environnement.
La biodynamie par une utilisation plus directe de ce monde énergétique franchit une étape supplémentaire très importante et accroît considérablement la possibilité pour les vignes de recevoir ces forces qualitatives qui sont à la base de ce que nous aimons dans un vin, en sus grâce à ses liens particuliers aux forces de vie elle peut en 2 à 3 ans annihiler les effets néfastes de désherbants etc. la ou il faudrait plusieurs décennies d’une agriculture en biologie. La preuve en a été faite en Australie où des terrains saturés de DDT et interdit d’agriculture par le gouvernement ont été réadmis en cultures maraîchères après 3 ans de biodynamie. Tout ceci peut être développé longuement. Donc de plus en plus de viticulteurs sérieux vont continuer d’affluer vers la biodynamie même si directement ou indirectement on tente de les ridiculiser pour préserver des marchés économiques lucratifs.
Ajoutons seulement que prétendre à l’inefficacité de la biodynamie fait déjà parti du monde d’hier mais que, hélas, celui d’ aujourd’hui est tout aussi inquiétant. Le monde énergétique est un monde organisé qui peut être plus ou moins bien utilisé : la biodynamie s’adresse à lui sans le modifier. Tout le monde n’a pas les mêmes scrupules, d’autant que dans ce domaine le contrôle est presque impossible.
On voit déjà circuler sous le manteau de l’eau énergétisée qui se vend à plus de 5000 euros le litre et qui incontestablement change le goût du vin d’une matière aussi réelle qu’artificielle. Et physiquement il n’y a aucun ajout !!! Même si ces effets trompeurs qui peuvent bluffer n’importent lequel d’entre nous ne sont pas vraiment durables et peuvent même s’inverser, il ne fait nul doute que les dérives de la technologie ont déjà commencé à toucher ce « nouveau monde énergétique ».

Comment tendre vers peu d’actions au cellier

Depuis 2 ou 3 décennies on entend de plus en plus parler de l’importance du travail au cellier pour donner au vin plus de beauté. Il est urgent que les amateurs, professionnels et journalistes inclus puissent se faire une opinion claire sur ce sujet. La question pour le vin «de demain» est plutôt de se demander comment peut-on atteindre le privilège de peu intervenir en cave.

Si l’on caricature, il y a en cave 2 positions quasiment opposées. Soit on est en permanence interventionniste ; dans ce cas le cellier prend un peu l’apparence d’une usine. Soit on est juste a l’écoute de ce qui se passe et les actes que l’on fait sont alors très mesurés et très peu nombreux. Dans ce cas le cellier n’est qu’une maternité.
Pour pouvoir avoir le privilège de pouvoir opter pour cette 2eme formule il faut d’abord faire un pas en arrière et redécouvrir – de plus en plus d’amateurs de vin le comprennent – l’importance que joue l’agriculture pour la qualité d’un vin et la pleine expression de son lieu d’origine, donc de son AOC.
Par un seul exemple nous pouvons mieux comprendre cette réalité. Quand vous regardez une vigne au début du printemps, seuls quelques bourgeons sont visibles. Quand vous regardez la même vigne à l’automne elle est couverte de sarments, de feuilles, et de raisins – que l’on espère du reste n’être pas trop nombreux. Cela représente chaque année plusieurs tonnes de matière à l’hectare qui n’étaient pas présentes au printemps !
Si l’on en enlève l’eau on appelle cela la matière sèche. Trop de gens – moi aussi dans le passé – croient que cette matière vient du sol, alors qu’il n’en a donné seulement qu’environ 6% ! Le reste vient d’où? De la photosynthèse ! C’est-à-dire que de la lumière, de la chaleur sont transformées par la vigne en matière bien réelle que l’on a devant soi chaque année ! De l’intangible est devenu tangible.
Quand vous comprenez profondément cela, vous pouvez aisément admettre que tout ce qui peut troubler la photosynthèse va troubler l’organisation, ou les principes d’équilibre que la vigne met dans son raisin. Ce qui s’incarne par la photosynthèse, si l’agriculture est saine, si la plante est bien reliée à sa force archétypale a toujours une harmonie et un équilibre potentiel. La vigne, est un peu comme un artiste peintre qui sait se saisir des couleurs qu’on lui donne pour en faire une toile dont la globalité est belle. On voit bien dans certaines peintures impressionnistes comment une couleur qui si elle était seule serait trop vive, sait contribuer à la beauté générale de la toile. – La couleur trop vive pour la vigne c’est un aspect déséquilibré que le climat peut montrer une année. Si la vigne est bien en résonance avec le lieu où on l’a planté, si elle y est bien adaptée – et c’est cela un vrai terroir ! – elle pourra toujours harmoniser ce qui pourrait « analytiquement » être jugé comme un déséquilibre potentiel pour le vin. Elle sait, la vigne, inclure une acidité ou un alcool excessif dans une globalité pleine d’élégance. C’est pour cela qu’en dégustation on ne peut pas toujours deviner le niveau d’alcool ou d’acidité.
A l’inverse croire qu’un désherbant, que des engrais chimiques, des traitements pénétrants ou systémiques donc qui vont dans la sève – plus de 9O% des traitements actuels – n’ont aucun effet sur la qualité du vin, c’est totalement nier le rôle d’artiste de la vigne vis-à-vis de son raisin et c’est affecter en cave le comportement des moûts et le goût du vin qui en naîtra.
On ne devrait donc jamais, et ceci n’est hélas que très rarement compris, parler du travail que l’on peut faire en cave sans préalablement parler de l’agriculture que l’on a fait subir à sa vigne. Et si elle est déjà en biodynamique, on pourrait aussi se demander quelle est la biodynamie qu’on lui a donné. Était-elle adaptée au profil climatique de l’année? Il n’y a pas une biodynamie mais différentes utilisations possibles de préparations en biodynamie que l’on utilise à des moments qui varient en fonction de la plante à qui on les destine. Finalement la biodynamie c’est l’apport de dynamismes qui renforcent des échanges. A une époque où notre atmosphère devient dénaturée et ne peut bien transmettre à la Terre les impulsions de vie qui viennent du système solaire, c’est indispensable de renforcer ces échanges. C’est pour cela que la biodynamie triomphe partout dans le monde en viticulture. Il ne s’agit pas de mode mais d’effets bien réels sur le goût si les gestes ont été justes !

Qu’est ce que tout cela veut dire indirectement pour le travail de cave ?
Si votre agriculture est saine, si elle a été vivifiée par la biodynamie, votre raisin va pouvoir atteindre une pleine maturité, même si le temps est médiocre. Un seul des traitements en biodynamie, fait de quelques grammes /hectare, d’une silice judicieusement préparée et ensuite dynamisée une heure dans de l’eau avant d’être passé sur les feuilles, ou les grappes, favorise considérablement une belle maturité et arrête certainement la pourriture.
Pour des raisons que l‘on ne peut expliquer ici en détail mais qui sont traitées dans la 4e édition du Vin du Ciel a la Terre, ce traitement, bien que totalement naturel, doit être utilisé avec une grande prudence. Par une telle approche, il n’y aura bien sur pas lieu d’avoir recours à ces terribles anti-pourritures que l’on devrait aussi appeler retardataire ou modificateur de maturité ! Alors les levures naturelles issues du profil climatique de l’année, n’auront pas été détruites ou modifiées par les traitements systémiques et pourront «œuvrer» rapidement au cellier, c’est dire transformer parfaitement les nuances climatiques de l’année, en arômes originaux et harmonieux. Un relevurage parait alors dérisoire, une concentration par osmose ou par le froid aussi. On ne concentre pas une belle musique !
Mais ceci implique des rendements raisonnables. De même les raisins sains n’imposeront pas ou presque jamais un débourbage(enlever les boues du jus de raisin) qui élimine en même temps des vecteurs d’originalités. Et enfin la filtration ne s’imposera pas nécessairement ou restera légère. Puisque ce qui s’est assemblé harmonieusement peut se clarifier facilement par sédimentation.
Mais répétons le, tout ceci n’est pas possible si on a empoisonné les sols et la sève, si la vigne a du lutter pour sa survie et pour éliminer tous ces poisons qu’on lui impose. Un artiste ne peut bien travailler que quand de justes conditions l’entourent ! Chacun sait que quand les lois de la Terre sont plus fortes que celle soleil, donc quand la gravité l’emporte sur l’attraction solaire après l’équinoxe d’automne, la sève redescend et une sorte de petite mort s’installe avec l’hiver. La nature n’en est délivrée que quand les jours redeviennent plus longs que les nuits à partir du printemps. Un peu de la même manière, on peut, on doit, comprendre que si la photosynthèse est dérangée par des molécules de synthèse – dangereuses au point d’imposer légalement à celui qui les passe une combinaison étanche avec masque de respiration – l’incarnation des processus générateurs de goût et d’odeur d’origine solaire ne peut bien se faire. Alors oui, on a le devoir pour sauver sa vendange ou pour la rendre attractive, d’être terriblement interventionniste au cellier. Il faut tout refaire, tout parfumer, tout concentrer, tout tenter d’équilibrer puisque que les lois sages de la nature n’ont pu être exprimées. Le produit final est il bon? Aujourd’hui souvent oui, mais le goût d’origine n’est plus là. Combien de vins peuvent être reconnus à leur origine en dégustation aveugle aujourd’hui? Souvenez-vous des vins des années 50 issus de grands terroirs et de la magistrale démonstration de grandeur qu’ils pouvaient donner à l’étranger.
Pour celui, profondément attaché à ses vignes, qui commence à comprendre que l’agriculture doit redevenir un art, sa quête permanente du printemps à l’automne sera de faire les gestes qui permettront à la matière solaire de descendre comme il faut dans le raisin ou encore les gestes qui aideront le macrocosme à devenir microcosme comme le disaient anciennement les Grecs. La biodynamie sait le faire. Alors et alors seulement au cellier les actes à accomplir restent simples.
L’un d’entre eux important et incompris est le choix de la forme dans laquelle le vin va naître. Bien que nous soyons par notre architecture ancienne entouré des restes de ce qu’on doit appeler «la science des formes» aujourd’hui tout le monde ou presque ignore cette réalité. Le choix de la forme des barriques – je ne parle pas du bois neuf trop souvent utilisé comme un cosmétique pour une vendange sans typicité – ou de l’amphore (voir la 4eme édition prochaine Du Vin du Ciel a la Terre aux éditions Ellebore) sont a mon avis les plus appropriées. Ensuite il faut surveiller si les fermentations se déroulent bien et éventuellement, mais en fait rarement, recouper des cuvées. Ensuite il faut bâtonner donc mélanger les lies avec le vin. Et enfin laisser le tout se faire subtilement pendant le calme de l’hiver. Tout ceci implique que le cellier soit fait de matériaux sains, dans un lieu énergétiquement convenable, avec des formes adaptées, sans ces terribles pollutions de 50/60 hertz que l’on trouve en général maintenant sous presque chaque barrique comme éclairage (!) etc. etc. Que d’incompréhensions qui paraîtront effarantes dans quelques décennies.
Certains, habitués à entendre de véritables odyssées sur le travail du cellier peuvent être déçus devant un tel plaidoyer et prétendre à peu de créativité, voir même à de la paresse ou à un manque de savoir. En réalité il s’agit de l’inverse et d’un retour à une compréhension plus profonde des lois de la vie, que des intérêts économiques se sont acharnés à détruire. En réalité le plus grand travail du viticulteur au cellier est de faire acte de présence et d’admirer chaleureusement le travail qui s’accomplit. Cette sympathie, le vin la reçoit au travers de tous ses organismes vivants un peu comme un beau paysage qui vous touche. Tout n’est qu’information sur Terre avant de devenir un organisme physique. On savait cela autrefois en choisissant des formes appropriées à chaque aliment. La véritable créativité doit être utilisée quand le raisin est encore attaché à la vigne. C’est pour cela que de plus en plus de viticulteurs deviennent des « nature assistant » plutôt que des « wine maker » (fabricants de vins).
Enfin un mot volontairement court sur le soufre qui trop souvent devient l’arbre qui cache la forêt. L’utilisation d’un soufre, purement volcanique, est dans beaucoup de cas utile voir incontournable. Mais dans des conditions très précises on peut certainement faire un grand vin sans soufre.

On peut donc finalement résumer tout cela en disant que parler du travail de cave sans parler de l’agriculture faite préalablement c’est déjà contribuer à occulter une partie de ce qu’est la nature profonde d’une AOC.

Le Cheval, un maître de la vigne

Nul doute que pour celui qui ne voit la vie que sur un plan physique, le retour du cheval de labour dans les vignes est du folklore, de la décoration, ou mieux encore de la pub liée a une « stratégie de marketing ».
Quand on comprend, par contre, que le monde physique qui nous entoure avec son immense diversité n’est que la résultante d’une matrice énergétique, d’une organisation sophistiquée faite de plusieurs niveaux, connus du reste depuis la nuit des temps dans tous les grands continents, on en vient à aborder le retour du cheval dans les vignes d’une manière beaucoup plus profonde.
Comprenons-nous : dans le monde accessible par les sens, dit monde physique, nous savons qu’il y a 4 règnes autours de nous. Le règne minéral qui a son corps physique, le règne végétal auquel s’est adjoint un « corps de vie » parfois aussi appelé corps ethnique. C’est lui qui différencie la plante du minéral, c’est lui qui lui donne vie, permet les échanges, la circulation des substances, la croissance etc…
Au dessus, il y a le règne animal qui a reçu en sus des corps de la plante ce que l’on peut appeler un corps de mouvement, ou de sensation aussi appelé corps astral qui permet à l’animal de se déplacer, d’ intérioriser par un système nerveux toute ses perceptions. Et enfin au dessus de l’animal, dans le monde accessible au sens physiques, il y a l’homme qui en sus de l’animal a reçu son individualité, son « moi » dit on en général. C’est ce qui lui confère a chaque fois son coté unique que l’on peut voir sur son visage, ses empreintes digitales, son ADN, son iris, utilisé du reste aujourd’hui par beaucoup de services de sécurité comme une carte d’identification.
Attachons nous maintenant a ce monde végétal et animal car cette compréhension est un maillon important pour aider le viticulteur a élever la qualité de son vin et aussi si il le souhaite a mieux comprendre la biodynamique. Le passage du règne végétal au règne animal est un changement considérable dont Steiner parle abondamment quand il décrit des étapes d’évolution de la Terre.
Une plante, est totalement soumise au monde extérieur, elle lui appartient en quelque sorte. Son autonomie n’est qu’apparente puisque c’est son environnement qui décide de son devenir – dont l’homme soit dit en passant ! – . Au niveau de l’animal on assiste a une formidable intériorisation de ce monde extérieur, a un macrocosme qui est devenu un microcosme ; ceci est visible dans la reproduction de sa cellule qui se fait par invagination et non plus par étirement, soulignant ainsi la création d’un espace intérieur, d’une indépendance. Tout ceci aboutit a des organes nombreux et divers qui lui sont propres et a un système nerveux qui finalement isole du monde environnant puisque la perception qu’il en donne a chacun est par rapport a un être individuel.
Chez l’animal ceci est beaucoup moins prononcé que chez l’homme qui peut donner a son individualité beaucoup trop d’importance et vouloir devenir le maître du monde et de tous, en ignorant les lois plus subtiles qui lui ont conférée sa liberté et sa puissance, un autre sujet. L’animal, lui, est encore très conscient qu’il fait parti du monde qui l’entoure, il sait qu’il n’en est qu’un rouage.
La télévision avait montré un vielle éléphant mâle arrivant au bord d’une rivière et qui au lieu de poser sa patte sur une tortue l’avait délicatement poussé sur le coté. L’éléphant voit mal pourtant. C’est ce lien à tout ce système vivant qui permet au même éléphant de trouver l’eau à des dizaines de km ou à un cheval de sentir le danger d’un félin bien avant qu il ne soit visible.
Tous ce long préambule pour aider a comprendre cette permanente évolution qui nous entoure et à laquelle nous-mêmes participons, et donc combien la plante regarde cet état supérieur d’évolution qu’est l’animal comme un état futur ; quelque part elle souhaite atteindre ce stage supérieur animal.

Quand on lit les grands auteurs de la botanique de demain, celle qui s’attache a la vie et a ses gestes, comme Grohman, Pelikan, Goethe – tous disponibles aux éditions Triades – d’innombrables exemples sont donnés, sur les orchidées par exemple, qui véritablement singe le monde animal sans l’atteindre bien sûr ; sur les légumineuses et leur attachement pour l’azote qui est le support de ce corps de mouvement dit astral, etc. On comprend alors mieux toute la réciprocité entre ces 2 règnes qui faisait dire a Goethe que le papillon est une fleur détachée de la Terre .
On ne peut ici aller dans le détail de ce qui peut être considéré comme une vénération par le monde végétal pour ce monde supérieur animal . Mais tout le monde aujourd’hui admettra les effets inimitables du fumier qui pourtant n’est fait que de végétal (foin, paille, etc.) chargé des forces métaboliques (digestives) d’un animal. Ou encore des effets démontré contre des maladies, de la simple présence au milieu de culture végétale, d’une prairie même petite, avec quelques animaux domestiques.
Certains reconnaissent parfois déjà dans une invasion parasitaire l’appel non satisfait de la plante au monde animal qui ne lui est plus donné sous forme de fumier et qui vient alors sous une forme moins évoluée et plus destructive. Mais cet apport peut ne pas être que physique, il peut aussi être apporté sur un plan énergétique (c’est un peu ce que sont du reste les préparats en biodynamie qui agissent plutôt comme des relais des processus dont la plante a besoin). Le rôle du cheval dans les vignes se situe bien la aussi.
Quand il passe dans les rangs se sont ses corps énergétiques qui se mêlent a celui de la vigne ; ces corps sont bien réels et peuvent être photographié sous forme d’auras. Faire passer un cheval dans des vignes c’est influer directement sur le corps de vie de la vigne. Certes ceci ne serait pas suffisant pour nourrir une vigne au même titre que nous ne pouvons nous nourrir d’une D8 (dilution homéopathique) d’un steak frite ! Mais ces corps n’étant pas isolés dans la matière comme sur le plan physique, leur interpénétration est facile. C’est un peu la même chose avec ceux qui ont la main verte dont les effets reconnus scientifiquement ne peuvent s’expliquer que par un échange de corps énergétiques, dans les 2 sens du reste.

Passer un cheval dans son vignoble c’est offrir a ses vignes une rencontre non seulement avec le monde animal mais surtout avec le cheval qui est dominé (voir mon livre) par les forces de chaleur et qui vous le montre en se cabrant, geste ou il est véritablement tiré vers le haut… Seules les forces de chaleur qui délivrent de la gravité, de l’attraction terrestre, peuvent donner naissance à un tel mouvement.
C’est aussi on le sait la seule fumure qui donne assez de chaleur pour produire des champignons. C’est tout cela qu’on apporte avec le cheval, à la vigne, cette plante dionysienne qui, elle, à l’inverse du cheval, est fortement dominée par la gravité de la Terre (c’est pour cela que les Grecs l’avaient consacrés au « dieu souterrain Dionysos »), et qui peut de ce fait faire descendre ses racines dans les sols les plus ingrats. C’est son lien a cette énergie terrestre qui la tire si fortement vers le bas ; mais c’est aussi son lien à la chaleur qui lui permet, de dépasser cette tendance au durcissement (à l’inverse du blé) en faisant mûrir son raisin qui peu a peu retrouve un stade aqueux intermédiaire entre le monde d’en haut et le monde d’en bas, le monde d’Apollon et de Dionysos .
On peut dire que toute la qualité d’un vin se fait finalement entre ces 2 pôles et donc entre les gestes, hélas parfois inconscient du viticulteur, qui aide sa vigne et ses racines à mieux descendre (traitement en biodynamie de bouse de corne par exemple) ou ses sarments a mieux monter (Quartz de corne par exemple) suivant la latitude ou il se trouve, suivant la climatologie de l’année (attention au quartz cette année !!!), suivant l’environnement du vignoble etc… donc suivant toutes les forces présentes ou a créer sur chaque lieu et qui agissent dans ces 2 sens opposés.
C’est par ces forces de chaleur que le goût, le nez, la couleur du vin se fait, ne l’oublions jamais. Mais la genèse de ce fruit passe aussi par le cep, ses feuilles, ses bois bien sûr. Trop de bois et de feuilles nuiront à la descente du fruit, trop peu affecteront la qualité de cette descente. Combien de l’un, combien de l’autre, c’est là la clef de la qualité. C’est là du reste ou la biodynamie est un apport formidable a la viticulture car elle permet d’agir directement sur chacun de ces 2 pôles.

C’est par ces apports subtils, par cette créativité, par nos gestes bien compris et bien médités, qui ne sont pas encore saisi par tous nos scientifiques, que l’on va permettre à la vigne de donner naissance a un vin plein d’originalité, d’émotions, capable donc de faire résonner en nous ce monde qualitatif, ce monde d’esthétisme, qui nous délivre du poids et de la matière. C’est par ces compréhensions que l’on quitte le statut de « wine maker » pour devenir un « nature assistant ». C’est cette démarche qui fera revivre la grandeur des appellations Françaises.

Le Soufre et ses alternatives

Comment y voir plus clair :
Quelles sont les possibilités ?
1/ Beaucoup de vins sans soufre (pas tous bien sur !) sont fait avec de l’acide ascorbique, ou du sorbate de potassium, ou des filtrations stérilisantes (1/3 de microns). Le sorbate de potassium est à mon avis dangereux. Il y a actuellement un projet européen pour l’interdire, au moins pour les vins biologiques. L’acide ascorbique (vitamine C) n’est pas dans l’éthique des ceux qui font « parler leurs vignes ». Les filtrations stérilisantes (1/3 de micron) sont a mon avis franchement pénalisantes pour le vin ; goûtez un vin juste avant et après une filtration stérilisante et vous serez convaincu ! C’est facilement compréhensible en ce sens qu’en lui enlevant levures, micro-organismes, gras etc… on peut dire qu’une partie de « l’âme » du vin reste sur le filtre même si il tente de se reconstruire un peu dans les mois qui suivent la filtration.

2/ Il est certainement possible dans un certain nombre de cas (pas pour les liquoreux ou vins issus de vendanges tardives) de faire du vin sans soufre car il y en a toujours un peu naturellement dans les lies. Si le vin ne voyage pas trop loin, si il est expédié avec une bonne chaîne de contrôle de température, et si il est stocké dans de bonnes conditions cela peut se faire ; mais les accidents restent fréquents. On voit trop de vin sans soufre fait par de très bons viticulteurs en mauvaise état à l’étranger et même en France et cela sert d’arguments aux détracteurs des vins bio ou biodynamique.

3/ Cela pose la question du soufre, quels sont les arguments pour s’y opposer et la question qui n’est presque jamais posée est la suivante : de quel soufre parle t’on ? Car le soufre volcanique ou de mine est très différent de l’anhydride sulfureux couramment utilisé.
Disons en premier lieu que beaucoup d’aliments, ont, ou devrait avoir naturellement un peu de soufre si l’agriculture a été saine. Disons aussi qu’il y a une famille de plante, les « crucifères »dont la tache est d’en produire ! Prenons l’exemple de la moutarde, qui songerait à l’interdire ? Idem pour l’ail, l’oignon, les radis, le raifort, le wasabi, etc… Alors pourquoi avoir fait du soufre un ennemie ? En médecine naturelle, souvent, on prescrit du soufre car il n’y en a plus assez dans l’alimentation conventionnelle.
En réalité il semble bien que se soit les lobbies de l’industrie chimique qui ont tenté de faire du soufre et de la bouillie bordelaise (un autre sujet intéressant) un ennemie, sans doute pour limiter la progression d’une agriculture naturelle qui mord de plus en plus sur leurs marchés lucratifs.
Verre carafe et bouteille de Coulée 96Quand on utilise du soufre de mine, ou de volcan, encore plus actif, car il est plus jeune, les doses par rapport a l’anhydride sulfureux sont divisées par 2, 3, 4 suivant les cas avec un effet de protection contre l’oxydation identique. Pourquoi ?
Il faut d’abord comprendre qu’un soufre directement issu de la nature est très différent dans sa nature profonde, disons dans sa « personnalité », donc dans ses effets aussi, de celui qui provient d’effets secondaires d’une usine de raffinement du pétrole par exemple. La nature d’une substance dépend des processus dont elle est issue. Si la matrice est naturelle, la substance n’est énergétiquement pas identique a celle qui vient de réactions chimiques imposées parfois très violemment par l’homme. Cela peut paraître surprenant, mais c’est pourtant vrai quand on s’attache à comprendre l’essence de la matière.
En sus un soufre naturel, utilisé dans les minutes qui suivent sa combustion est extrêmement actif, c’est un fait. Une petite machine qui permet de mettre ces vapeurs de soufre directement dans le vin sans soutirage, permet d’accroître de manière très sensible son efficacité en restant bien en deçà des doses nocives. Merci à celui – un ingénieux viticulteur de la Loire en biodynamie – de l’avoir fabriqué !
Dernier point pour une raison qu’il restera à déterminer, un vin issu d’une agriculture vivante est capable de se défendre et de faire combiner un soufre libre et actif en soufre combiné peu actif en moins de 24 heures s’il le souhaite. C’est certainement vrai pour les vins issus de domaines ou la biodynamie s’exprime bien.
Le soufre si il a été « dénaturé » peut modifier le gout d’un vin. Dans le cas d‘un soufre volcanique ou de mine mis par combustion a petite dose dans le vin, je n’en suis pas sur du tout. Le débat reste ouvert.
J’espère que ces réflexions permettront a chacun une réflexion plus profonde sur le soufre. Pour moi le combat pour ou contre le soufre est souvent l’arbre qui cache la forêt !